Photographe dans le Douaisis rural : des corons classés, une capitale du verre, et des chemins nés du rail
Autour de Sin-le-Noble, Somain et Aniche, le Douaisis mêle patrimoine minier, histoire verrière et nature retrouvée. Un terrain riche pour un portrait ou une séance de famille, à condition de bien choisir ses couleurs.
À l'est de Douai, le paysage change. Les cités minières alignent leurs façades de brique, les terrils sont devenus des collines boisées, et les anciennes voies ferrées qui transportaient le charbon se sont transformées en chemins verts.
Somain et Aniche forment le cœur de ce territoire, que l'on appelle le Cœur d'Ostrevent. L'une a été un grand nœud ferroviaire, l'autre fut longtemps la capitale française du verre à vitres. Sin-le-Noble, aux portes de Douai, fait le lien avec la ville.
Cet article présente ces décors, puis répond à une question simple mais décisive : quelle couleur porter pour ressortir sur la brique, le schiste ou la verdure ?
Le Douaisis rural, à trois quarts d'heure
Sin-le-Noble se trouve à une quarantaine de minutes du studio de Villeneuve-d'Ascq, Somain et Aniche à trois quarts d'heure environ selon la circulation. Somain est aussi desservie par le train.
La séance en extérieurPour une famille, un portrait ou un couple, sur un chemin vert, au pied d'un terril ou dans une cité minière. Une heure de séance au moins, pour que le trajet vaille la peine.
Le studioPour un portrait professionnel neutre, un nouveau-né ou une séance en hiver. Le lieu est présenté dans l'article dédié.
Douai, tout prochePour un décor plus urbain, le beffroi et les quais de la Scarpe sont à quelques minutes de Sin-le-Noble. Ils sont présentés dans l'article sur Douai.
Somain, des cités classées au patrimoine mondial
Somain a grandi avec la mine et le rail. Pour transporter le charbon des fosses de la Compagnie des mines d'Aniche, une grande gare de triage s'y est développée, et la ville est restée un nœud ferroviaire.
Autour, plusieurs ensembles ont été inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO le 30 juin 2012, avec le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais : les cités de Beaurepaire, du Bois-Brûlé et du Moulin, la cité moderne de la ferme de Beaurepaire, la chapelle Sainte-Barbe, le prieuré de Beaurepaire et le terril de Rieulay, tout proche.
Les cavaliers
Les cavaliers sont les anciennes voies ferrées qui reliaient les fosses aux gares. Entre Somain et Aniche, certains ont été transformés en chemins de promenade, légèrement surélevés, bordés d'arbres. Plats, ombragés et sans voitures, ils sont parfaits pour une séance de famille avec de jeunes enfants.
Des lieux habités
Les cités minières sont des quartiers où les gens vivent. On photographie depuis l'espace public, on ne cadre pas les habitants sans leur accord, et on reste discret devant les maisons.
Aniche, la capitale du verre
En 1822, deux industriels belges fondent à Aniche la Verrerie d'en Haut. D'abord productrice de bouteilles, elle se tourne dès 1826 vers le verre à vitres, soufflé à la bouche jusqu'en 1931. De 1933 à 1947, plus de la moitié du verre à vitres français sort d'Aniche. Le site, repris par Saint-Gobain en 1960, produit aujourd'hui des vitrages automobiles.
Cette histoire se découvre au Centre de mémoire de la Verrerie d'en Haut, installé dans l'ancienne centrale électrique et animé par des bénévoles. Surnommée la ville aux trois clochetons, Aniche vit aussi au rythme de son géant, Kopierre, et de la fête qui porte son nom.
Le terril de l'Archevêque
Dernier vestige de l'exploitation du charbon dans la commune, le terril de l'Archevêque sert aujourd'hui de promontoire aux promeneurs. De là-haut, on embrasse tout le territoire. Et la commune se trouve aux portes du Parc naturel régional Scarpe-Escaut, avec ses forêts et ses zones humides.
Pour photographier un terril selon l'heure et la lumière, voyez le module de l'article sur Béthune et le bassin minier.
Le test tenue et décor
Une tenue réussie ne se choisit pas seule : elle se choisit en fonction du décor. Sélectionnez un décor du Douaisis et une couleur de tenue pour voir si vous ressortez, si vous disparaissez ou si vous volez la vedette.
Le décor
La couleur de la tenue
Le verdict est calculé à partir de la différence de luminosité et de teinte entre la tenue et le décor. Un repère, pas une règle : la lumière du jour et le cadrage changent aussi le rendu.
Portrait et famille dans le Cœur d'Ostrevent
La famille sur un cavalierUn chemin plat et ombragé, sans voitures, légèrement en hauteur : les enfants courent, les parents suivent, et les arbres filtrent la lumière. L'adaptation de la séance à l'âge des enfants est détaillée dans l'article sur le sud de Lille.
Le portrait devant la briqueLes façades des cités, rouges et régulières, font un fond chaleureux. On choisit une tenue claire ou sombre, jamais terracotta, sous peine de se fondre dans le mur.
Le couple au sommet d'un terrilDepuis un promontoire comme celui de l'Archevêque, l'horizon devient immense en fin de journée. On reste sur les sentiers et on monte vingt minutes avant la lumière dorée.
Le portrait d'artisanPour un indépendant ou un artisan du territoire, le lieu de travail raconte le métier. Le cadrage selon l'usage de l'image est détaillé dans l'article sur Cambrai.
Pour aller plus loin sur les tenues, l'article sur l'habillement de la famille donne une méthode simple, et le module de l'article sur Steenvoorde propose une palette par saison.
La lumière et les saisons ici
Le noir et le vert. Le territoire se décrit lui-même comme un peu noir, héritier de la mine, et un peu vert, grâce à ses espaces naturels. Pour les images, c'est une chance : le vert des chemins adoucit les visages, le schiste sombre des terrils fait ressortir les tenues claires.
La brique en fin de journée. Quand le soleil descend, la brique des cités prend une teinte chaude et renvoie une lumière dorée. On se place à l'ombre, face à une façade éclairée.
Les saisons. Le printemps et l'automne pour les chemins boisés, l'été le matin ou en fin d'après-midi, l'hiver au studio. Le principe de la lumière du Nord est détaillé dans l'article sur la lumière, et les solutions de repli dans l'article sur la météo.
- Une tenue testée contre le décor prévu
- Des chaussures de marche pour les chemins et les terrils
- Un goûter et de l'eau pour les enfants
- Une date de repli fixée à l'avance
Vos questions fréquentes
Sur les cavaliers, ces anciennes voies ferrées devenues chemins verts entre Somain et Aniche, au pied ou au sommet d'un terril comme celui de l'Archevêque, ou dans les espaces naturels du Parc Scarpe-Escaut tout proche.
Une teinte nettement plus claire ou plus sombre que la brique : blanc cassé, beige, vert sauge ou bleu marine. On évite le terracotta, qui se fond dans le mur, et le rouge vif, qui attire l'œil avant le visage.
Des tons clairs ou chauds, qui ressortent sur le schiste sombre : beige, moutarde, terracotta. Le noir se confond avec le sol. Le module de l'article teste chaque combinaison.
Oui, depuis l'espace public et avec discrétion, car ce sont des quartiers habités. On ne photographie pas les habitants ni leurs maisons de près sans leur accord.
Oui, plusieurs ensembles de Somain, dont les cités de Beaurepaire, du Bois-Brûlé et du Moulin, sont inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2012 avec le bassin minier.
Oui, à quarante ou quarante-cinq minutes du studio de Villeneuve-d'Ascq, pour une séance d'au moins une heure en extérieur.
En résumé
Autour de Sin-le-Noble, Somain et Aniche, le Douaisis rural offre des cités minières classées au patrimoine mondial, une histoire verrière unique, des terrils devenus promontoires et d'anciennes voies ferrées transformées en chemins verts.
Pour une séance réussie, on choisit le décor d'abord, la tenue ensuite : une teinte qui se détache de la brique, du schiste ou de la verdure, sans la combattre. Et on reste discret dans ces quartiers habités.
Le bon décor, la bonne couleur
Dites-moi où vous aimeriez être photographiés et avec qui. Je vous propose le lieu, l'heure et les couleurs qui iront avec.
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